Le gardien de nuit (ou veilleur de nuit) assure la surveillance et la sécurité d'un établissement pendant les heures nocturnes. Il peut travailler dans un hôtel (night auditor), un hôpital, une résidence pour personnes âgées, un immeuble de bureaux ou un site industriel. Son rôle est de veiller à la tranquillité des lieux, de prévenir les intrusions, les incendies et les incidents, et d'intervenir en cas d'urgence. Dans l'hôtellerie, le gardien de nuit cumule souvent les fonctions de réceptionniste nocturne (accueil des clients tardifs, check-in/check-out) et de vérificateur comptable (clôture des comptes de la journée, c'est le fameux "night audit"). Dans les structures médico-sociales, il veille sur les résidents et assure les rondes de surveillance. C'est un métier qui convient aux personnes à l'aise avec le travail de nuit et la solitude. Les horaires sont généralement de 22h ou 23h à 6h ou 7h du matin. Le travail de nuit ouvre droit à des majorations salariales. Le métier demande vigilance, sang-froid et capacité à gérer seul des situations d'urgence.
Faut-il une carte professionnelle ?
Si le poste implique des missions de sécurité privée (surveillance, contrôle d'accès), oui, la carte professionnelle du CNAPS est obligatoire. Pour un simple veilleur de nuit en hôtel ou en résidence sans mission de sécurité, elle n'est pas toujours exigée.
Le travail de nuit est-il dangereux pour la santé ?
Le travail de nuit régulier a des effets reconnus sur la santé : troubles du sommeil, fatigue chronique, risques cardiovasculaires accrus. Un suivi médical renforcé est obligatoire. Il est important d'adopter une bonne hygiène de vie (alimentation, sommeil, activité physique).
Combien gagne-t-on de plus la nuit ?
La majoration pour travail de nuit est généralement de 10 à 25 % selon les conventions collectives. Dans l'hôtellerie, elle est souvent de 10 %. Dans la sécurité privée, elle peut atteindre 20 à 25 %. Certains postes offrent aussi des primes de panier repas.