Le cordonnier répare et entretient les chaussures, les articles en cuir (sacs, ceintures, valises) et réalise parfois des travaux de clés et de gravure. Autrefois fabricant de chaussures, le cordonnier moderne est devenu un spécialiste de la réparation : remplacement de semelles, talons, coutures, teinture, nettoyage et imperméabilisation. Il travaille dans un atelier-boutique, souvent en centre-ville ou en galerie commerciale. Le métier demande habileté manuelle, connaissance des matériaux (cuir, caoutchouc, synthétique) et maîtrise de machines spécialisées (machine à coudre, presse à semelles, meuleuse). Beaucoup de cordonniers élargissent leur activité à la reproduction de clés, la réparation de maroquinerie voire la vente de produits d'entretien. Avec la tendance à la consommation responsable et au « réparer plutôt que jeter », le métier connaît un regain d'intérêt. Les cordonniers qui proposent des services de qualité et de personnalisation (patine, customisation) trouvent une clientèle fidèle. Le métier souffre cependant d'un manque de candidats à la formation.
Le métier de cordonnier a-t-il un avenir ?
Oui, paradoxalement. La tendance au développement durable et à la réparation relance le métier. De plus, très peu de jeunes se forment, ce qui crée un manque de professionnels. Un bon cordonnier bien placé ne manque pas de travail.
Faut-il aussi faire les clés ?
Ce n'est pas obligatoire, mais la reproduction de clés est une activité complémentaire très rentable qui représente souvent 30 à 50% du chiffre d'affaires d'une cordonnerie moderne.
Peut-on fabriquer des chaussures ?
Le CAP Cordonnier Bottier forme à la fabrication sur mesure, mais c'est un créneau très haut de gamme et rare. La plupart des cordonniers se spécialisent dans la réparation et l'entretien.