L'archiviste collecte, classe, conserve et communique les documents produits par une organisation (administration, entreprise, association) ou des particuliers. Il est le gardien de la mémoire écrite : documents administratifs, registres d'état civil, plans, photographies, archives audiovisuelles et désormais données numériques. Son travail commence par la collecte et le tri des documents (décider ce qui doit être conservé et ce qui peut être détruit), puis le classement selon des normes archivistiques internationales (ISAD-G, EAD). Il rédige des inventaires et des instruments de recherche pour permettre l'accès aux archives. Il répond aussi aux demandes du public : chercheurs, généalogistes, administrés qui ont besoin de documents officiels. L'archiviste travaille dans les services d'archives départementales, municipales, nationales, mais aussi en entreprise, dans les musées ou les bibliothèques. La numérisation des archives et la gestion des données numériques transforment profondément le métier. C'est un secteur où les recrutements se font principalement par concours de la fonction publique.
Faut-il passer par l'École des Chartes ?
Non, c'est la voie la plus prestigieuse mais pas la seule. Les masters universitaires en archivistique (Angers, Lyon, Mulhouse) forment aussi très bien et sont reconnus par la profession. L'École des Chartes mène souvent aux Archives nationales ou départementales.
Le métier est-il menacé par le numérique ?
Au contraire, le numérique crée de nouveaux besoins : archivage électronique, gestion des données, numérisation des fonds anciens. Le métier se transforme mais ne disparaît pas. Les archivistes numériques sont même très recherchés.
Peut-on travailler dans le privé ?
Oui, de plus en plus d'entreprises, de cabinets d'avocats, de banques ou de maisons de luxe emploient des archivistes pour gérer leur patrimoine documentaire. Le records management est un secteur en développement.