Le conservateur du patrimoine est le gardien de la mémoire collective. Il est responsable de la conservation, de l'étude et de la mise en valeur des collections des musées, des archives, des monuments historiques ou des bibliothèques patrimoniales. C'est lui qui décide des acquisitions, organise les expositions et protège les oeuvres. Il peut se spécialiser dans cinq domaines : archéologie, archives, monuments historiques, musées ou patrimoine scientifique. C'est un haut fonctionnaire de catégorie A+ qui combine érudition, gestion et médiation culturelle. Le concours d'entrée à l'Institut National du Patrimoine (INP) est l'un des plus difficiles de France. Mais pour les passionnés d'art, d'histoire et de culture, c'est le métier rêvé : diriger un musée, sauver un monument, révéler au public des trésors oubliés.
Faut-il passer par l'École du Louvre ?
Ce n'est pas obligatoire mais c'est un excellent tremplin. L'École des Chartes est aussi une voie privilégiée pour les archives et les bibliothèques. Le plus important est de réussir le concours de l'INP.
Peut-on travailler dans le privé ?
Oui, les fondations privées, galeries et maisons de ventes recrutent des profils similaires. Mais le titre de conservateur est réservé aux lauréats du concours d'État ou territorial.
Est-ce un métier de bureau ?
Pas du tout. Le conservateur est sur le terrain : dans les réserves avec les oeuvres, sur les chantiers de restauration, dans les salles avec le public, en déplacement pour des prêts d'oeuvres. C'est très varié.
Quelle différence entre conservateur d'État et territorial ?
Le conservateur d'État travaille dans les musées nationaux (Louvre, Orsay...) et dépend du ministère de la Culture. Le conservateur territorial travaille dans les musées des collectivités (villes, départements) et passe un concours différent.