L'anthropologue étudie l'être humain dans sa diversité culturelle et sociale. Il cherche à comprendre les modes de vie, les croyances, les rituels, les organisations sociales et les systèmes de parenté des différentes sociétés, qu'elles soient anciennes ou contemporaines. Son outil principal est le terrain : il part vivre au sein des communautés qu'il étudie pendant des mois, observe, participe et collecte des données (entretiens, récits de vie, observations). C'est ce qu'on appelle l'ethnographie. Il publie ensuite ses travaux dans des revues scientifiques ou des ouvrages. C'est un métier passionnant mais les débouchés académiques sont limités. En dehors de l'université, l'anthropologue peut travailler dans l'humanitaire, le développement, les musées, le marketing (étude des comportements) ou les politiques publiques.
Est-ce comme Indiana Jones ?
Pas vraiment. L'anthropologue ne cherche pas des trésors mais des savoirs. Le terrain peut être exotique (Amazonie) ou très proche (une banlieue française). L'aventure est intellectuelle avant d'être physique.
Peut-on en vivre ?
C'est difficile. Les postes de chercheur permanent sont rares. Beaucoup complètent avec de l'enseignement, du conseil ou bifurquent vers l'humanitaire, la muséographie ou le UX research.
Quelle différence avec la sociologie ?
L'anthropologue privilégie l'immersion longue sur le terrain et l'approche qualitative. Le sociologue utilise davantage les statistiques et les enquêtes quantitatives. Mais les frontières sont de plus en plus floues.